Skip to content

24 mars : Amnistie pour les travailleurs de las heras (argentine)

La FORA appelle à une journée internationale de protestation pour les travailleurs du pétrole de Las Heras, le 24 Mars.

La Fédération Ouvrière Régionale Argentine s’est engagé à la cause des travailleurs de Las Heras et nous avons fait des actions de solidarité diverses. Nous aimerions que l’ensemble des sections de l’AIT se mobilisent et fassent des manifestations dans les bureaux du gouvernement de l’Argentine (Ambassades, Consulats …) le 24 Mars, (un jour qui, dans notre pays commémore une autre année de la dernière dictature militaire), avec comme but la libération des travailleurs du pétrole de Las Heras.

LES CAUSES :

2006: Les travailleurs du pétrole, dont certains d’entre eux externalisés, protestent contre une taxe sur leurs revenus, et veulent entrer dans la convention collective des syndicats des travailleurs du pétrole (ce qui signifierait une augmentation de salaire). Après 20 jours de grève, dans un acte de provocation par le gouverneur de la province de Santa Cruz, le porte-parole des travailleurs a été détenu tout en parlant à la radio. Au cours des actions pour sa défense, un policier, Jorge Sayago meurt.

2007-2008: Une chasse s’ensuit, cherchant des coupables. Les gens sont arrêtés et torturés. Le couvre-feu et la militarisation de la ville est opéré par les gendarmes. Avec les déclarations des personnes détenues dans leurs maisons, battus et des pressions, «la cause» s’ arme d’elle même : l’oncle de Sayago, déclare que ceux qui sont assis sur le banc, face à des accusations, ne sont que des boucs émissaires. L’un des avocats de la défense, Claudia Ferrero, a admis qu’ »il n’existe aucune preuve concrète, et ceux qui l’ont étées, étaient fondées par la brigade d’investigation de Santa Cruz sous la torture, le terrorisme de l’ensemble de la population et l’obtention de faux témoignages par des menaces et des persécutions ».

2009: la militarisation et la persécution continue dans la ville de Las Heras. Les travailleurs ont déjà été détenu pendant 3 ans, dans des conditions de torture physique et psychologique.

2013: La demande d’emprisonnement à vie de six des accusés et 18 ans pour le reste. Le Procureur Candia, admet la torture et les mauvais traitements illégaux. Dans le même temps, il déclare que « mettre un sac sur la tête des témoins et les gifler n’est pas la même chose que leur dire ce qu’il faut dire ». Le tribunal fait la sourde oreille à l’information sur la torture et demande aux défenseurs de « réfléchir et de reconsidérer » tout ça.

Décembre 2013: quatre travailleurs du pétrole sont condamnés à vie, CORTEZ, ROSALES, PADILLA Y GONZALES et 6 autres travailleurs à 5 ans de prison. C’est l’une des plus grandes attaques contre les travailleurs qui se battent pour leurs droits, presque sans précédent dans les gouvernements constitutionnels, dans le but de punir la lutte des travailleurs.

2013-2014: Divers secteurs du mouvement ouvrier se mobilisent exigeant l’amnistie des travailleurs du pétrole condamnés de Las Heras. Et chaque mois, de plus en plus d’actions de solidarité ont lieu. À son tour, le gouvernement national ordonne la répression et la nettoyage de l’ensemble des piquets de grève et des manifestations et il y a de nombreux blessés et arrêtés.

Les travailleurs de la Fédération Ouvrière Régionale Argentine se sont engagés à la cause des travailleurs de Las Heras, et de ce fait ont fait différentes actions de solidarité. Nous demandons à l’AIT de faire des actions de même, non seulement d’unir leurs forces pour l’amnistie des travailleurs du pétrole, mais parce que la condamnation de cette ampleur en Argentine est un dangereux précédent pour l’organisation des travailleurs.

Le 12 Decembre, 2013, le pouvoir judiciaire de Santa Cruz juge quatre travailleurs du pétrole – Ramón Cortez, José Rosales, Franco Padilla y Hugo González – à l’emprisonnement à vie et 6 autres à 5 ans de prison pour la contrainte supposé, préjudice et assassinat d’un officier de police.

La seule chose qui ait été prouvé par la cour était la torture dont les condamnés ont souffert, afin d’extorquer des déclarations incriminantes, actes qui ont été justifiés par le Procureur qui a minimisé la torture.

En 2006, les travailleurs du pétrole de Las Heras ont exigé d’être inclus dans l’accord syndical dans le secteur pétrolier où ils travaillaient, et non sous la UOCRA, et donc à être inclus dans une convention collective avec de meilleures échelles salariales et conditions de travail, en exigeant une augmentation de leur revenu non imposable.

Après 20 jours de mobilisation des travailleurs, le pouvoir judiciaire a ordonné la détention de plusieurs travailleurs. Les travailleurs du pétrole ont réagi en manifestant sur ​​l’hôtel de ville pour demander leur libération et ils ont été brutalement réprimées. Dans des circonstances confuses, un policier, Jorge Sayago, est mort. 17 travailleurs (et différents voisins) ont été arrêtés et accusés de méfaits et d’assassinat, avec des gendarmes installant un climat de terreur dans la population.

La criminalisation des revendications des travailleurs n’est pas nouveau.

Ils ont également poursuivi des travailleurs lors d’une répression à l’hôpital Borda – tandis que les fonctionnaires Macri ont été acquittés – et ils continuent à persécuter les travailleurs en lutte comme les délégués des entreprises Emfer, Lear et Kraft, dans la zone nord de l’agglomération de Buenos Aires, dont est militarisé avec les gendarmes. Un travailleur de la ligne 60 a été condamné à 7 mois de prison seulement pour demander sa réintégration. Nous demandons également sa libération.

La Fédération Ouvrière Régionale Argentine (LA FORA-AIT) exprime sa plus forte condamnation pour les peines reçues par ceux qui combattent l’injustice, que les compagnies pétrolières et l’Etat argentin veulent enterrer vivant. Les travailleurs de notre fédération étendent leur plus profonde solidarité avec les travailleurs du pétrole de Las Heras et encouragent davantage les travailleurs à se joindre à la campagne pour leur liberté.

Ainsi cette solidarité n’est pas seulement un mot écrit et des idées ne sont pas perdus derrière les barreaux, les travailleurs doivent aller dans la rue avec toutes nos forces pour que les camarades condamnés puissent retourner dans leurs foyers.

http://www.iwa-ait.org/content/amnesty-oil-workers-las-heras