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solidaridad con los trabajadores de las heras

Ce lundi 24 mars, la FORA (section argentine de l’AIT) appelait à une journée internationale d’action en soutien aux travailleurs de Las Heras.

En 2006, des travailleurs du pétrole à Las Heras voulaient obtenir les mêmes conditions de travail et salariales que d’autres travailleurs du secteur pétrolier d’argentine, pour cela ils ont fait 20 jours de grèves. Le gouverneur a demandé à ses forces de l’ »ordre » de stopper cette grève, il y a eu des arrestations dont un porte parole des travailleurs. Les autres travailleurs ont décidés de libérer leur compagnons de travail en allant à l’hôtel de ville, et dans la confusion un policier mourra durant cette action. Depuis 2006, le gouverneur et la « justice » tentent d’inculper les travailleurs, en torturant les travailleurs devenus prisonniers pour les faire avouer (et en l’admettant publiquement), en terrorisant la population. En décembre 2013, ils inculperont sans preuve 4 travailleurs à la prison à vie et 6 travailleurs à 5 ans de prison.

Le Syndicat Interco Paris Nord (CNT-AIT) avait prévu de se rassembler devant l’ambassade d’Argentine, d’y déployer une banderole, de diffuser des tracts et de remettre un courrier de protestation à l’ambassadeur.

En arrivant, il y a un fourgon de flics, et des RG. Ils viennent nous voir en mode « gentil flic de gôche » : interdiction de se rassembler devant l’ambassade, c’est pas « déclaré ». Nous rétorquons que nous voulons juste déployer une banderole : « Oui mais c’est de la dégradation ». Pis si on recommence, ce sera un passage au poste mais bon c’est sympa, on est pas en Argentine, quand même, parole de policier « sympa ». Bref interdit d’aller devant l’ambassade, on a pas trop le choix que d’attendre le rassemblement de 18h prévu pour l’occasion (grosse manif à Buenos Aires en même temps). On nous ramène quand même l’ambassadeur, on lui remet notre courrier syndical.

A 18h, arrivent quelques argentins (qui connaissaient la FORA), puis des membres du NPA. On se retrouve une quinzaine, Selon les organisateurs, c’est une bonne chose, des fois ils sont moins que ça… on lit des discours en bas de la rue (ambassade toujours interdite…), on diffe quelques uns de nos tracts…

Autant de présence policière pour défendre une ambassade contre un rassemblement de soutien à des travailleurs argentins torturés, vive la démocratie !

Pour plus d’infos sur la lutte à Las Heras, contactez-nous !
Des anarchosyndicalistes de Paris et Clermont.