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Nataïs : La grève, c’est comme le pop-corn : si ça chauffe trop, ça éclate

Au milieu des bois, des champs, et des vignes, dans le paysage paisible et vallonné du Gers, l’entreprise Nataïs est le leader européen du pop-corn. Ça n’a l’air de rien cette chose là, mais ça pèse quelques 25 millions d’euros (chiffre d’affaire). Et ça dégage de juteux bénéfices et de gros salaires… enfin, pas pour tout le monde : les travailleurs de la production (ceux de la chaîne, du conditionnement, du transport) sont au régime
« spécial ceinture » ! Et faut voir leurs conditions de travail !

Le 1er février 2011, pour la première fois de l’histoire de Nataïs, un noyau d’ouvriers auto-organisés se met en grève. Le 4, la grève est finie. C’est une victoire.
Ce qui s’est passé à Nataïs peut se passer partout, Et, comme cela peut se passer partout, l’urgence, pour le patronat et ses complices, c’est d’abattre tout ça. avec un
arsenal de méthodes répressives lors de la grève succède maintenant une vague de licenciements…

Une des revendications essentielles était le « 13ème mois ». Les négociations ont été rudes sur ce fameux 13ème mois. Pourtant (ce sera su par la suite) il était de
plein droit. Si les travailleurs ne le savaient pas, d’autres le savaient. Oui mais voila, le patron refuse d’appliquer cette Convention et s’obstine à se considérer « hors champs ».
Sans compter que, si cette Convention a des incidences directes sur les salaires, elle en a d’indirectes sur les cotisations sociales. C’est curieux que les organismes qui
devraient encaisser ces cotisations ne se manifestent pas…

Depuis la grève, il y a eu pas moins de huit licenciements (7 prud’hommes en cours), soit presque un acte de répression par mois. Comme par hasard, les ex grévistes sont particulièrement visés.

Un forum s’était ouvert début décembre avec un seul objectif : permettre à tous les salariés de Nataïs de libérer la parole. D’où une lettre de Natais, diffusée à tout le monde, menaçant de poursuites judiciaires les travailleurs qui ont exprimé, avec leurs mots simples et directs, ce qu’ils pensaient. Ces « plaintes en diffamation » ou ces menaces de plaintes, sont des pratiques patronales aussi habituelles qu’abusives. La liberté d’expression, la liberté de la presse (puisque c’est sur cette base juridique que ces salariées sont poursuivies), c’est pour tout le monde, pas seulement pour les puissants !

Refusez de collaborer avec Natais ! N’achetez pas ses pop-corns toxiques !

SIPN / CNT-AIT

http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique128

14 NOVEMBRE : MOBILISATIONS, GREVES GENERALES, ACTIONS DIRECTES ET SOLIDARITE !

Alors que partout dans le monde, les attaques contre les travailleurs-euses s’intensifient avec une violence toujours croissante (et ce quelque soient les gouvernements), les syndicats institutionnels européens (à travers la CES), utilisent l’argent grassement offert par les capitalistes (à travers le financement suite aux élections syndicale), qui mènent les attaques contre les travailleurs, pour appeler à une journée d’action le 14 novembre. En Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie, à Maltes et à Chypre, ce sont des grèves générales de 24h qui sont convoquées. Si ces grèves générales sont essentielles, elles ne sont pas suffisantes face à un système basé sur l’exploitation des travailleur-euses.

En effet, il faut se mettre à construire dès aujourd’hui un mouvement d’ampleur, populaire et autonome, hors des structures syndicales institutionnelles et des partis politiques de tout bord, pour aller vers la grève générale et expropriatrice. Car l’austérité est une conséquence inévitable du capitalisme et de son allié de toujours, l’État.

S’il n’y a rien à attendre des syndicats institutionnels et des partis politiques, il nous faut nous organiser dès aujourd’hui, à la base, pour construire ensemble un autre futur. C’est le but que s’est fixé l’Association internationale des travailleurs (AIT), à travers l’implication de ses organisations ouvrières en europe et ailleurs.

Construisons la solidarité sans frontières, pour enfin mettre à bas le système qui nous broie.

L’austérité, c’est l’État et le capitalisme !
Notre riposte c’est l’anarchosyndicalisme !

http://www.iwa-ait.org/

NATAIS : MALADIE DU POP-CORN

LES SALARIES INQUIETS POUR LEUR SANTE : 10 ANS QUE L’ON SAIT ET QUE L’ON NE FAIT RIEN : MISE EN DANGER DES CONSOMMATEURS !

Parmi les produits utilisés par Nataïs, l’un d’entre eux soulève l’inquiétude des salariés.
Il s’agit du DIACETYL, responsable de la « maladie du pop-corn ».
Le Diacétyl, utilisé comme adjuvant alimentaire dans la fabrication des pop-corn, est relié par des études nombreuses à une maladie grave, parfois mortelle, la
« bronchiolite oblitérante ». Cette maladie invalidante, largement connue aux Etats-Unis sous l’appellation « Popcorn workers lung », peut rapidement détruire les petites bronches entraînant une réduction catastrophique des capacités respiratoires. La maladie est progressive, irréversible et potentiellement mortelle.
Voici exactement dix ans, le « New England Journal of Medecine » publiait un article qui ne laisse aucun doute sur la dangerosité du diacétyl. Par rapport à d’autre
bronchiolites, celle provoquée par le diacétyle présente des caractéristiques qui augmentent sa gravité : en effet, alors même qu’il n’y a plus d’exposition au produit, les lésions persistent (elles ne sont pas réversibles comme dans la bronchiolite du bébé) et peuvent même continuer à s’aggraver.
Certains professionnels en ont tiré les conclusions qui s’imposaient en bannissant le diacétyle de leur production … aux USA. Car en France, les autorités sanitaires ont
adopté pour le diacétyle la politique qui leur a si bien réussi pour le Médiator, l’amiante et le sang contaminé : celle de l’autruche. Pourtant, sans même évoquer le
fameux principe de précaution qu’on nous met à toutes les sauces (sauf celles qu’il faudrait !), sur le plan juridique le cas pourrait très bien s’analyser comme une mise
en danger de la vie d’autrui. s’il n’y a hélas aucun doute sur la dangerosité du diacétyl pour les travailleurs condamnés à le manipuler, le danger n’est pas exclu pour la santé des consommateurs, loin de là ! Un Américain a obtenu en justice 7,2 millions de dollars de dommages pour avoir contracté la maladie du pop-corn juste en inhalant un
composant chimique, le diacétyle, présent dans le popcorn au micro-ondes.
Malgré ses alertes inquiétantes, reprises en français sur le site du très officiel IRSST (Institut de recherche, de santé et sécurité au travail, Canada) les autorités françaises n’ont toujours pas interdit ce produit, contrairement à ce qui se passe aux USA. En France, le « principe de sécurité » ne s’applique manifestement pas dans le popcorn !

Nous exigeons que Nataïs rende publique toutes les précisions sur l’utilisation qui est faite du diacétyl dans cette entreprise.

SIPN / CNT-AIT

ROCHE LICENCIE UN MILITANT SYNDICAL.

UTILISATION ABUSIVE DE FICTIFS AUTOENTREPRENEURS POUR SE COUVRIR.

Le 19 décembre 2011, la société pharmaceutique Roche a licencié sans donner de raison un activiste de l’Union des Syndicalistes de Pologne. L’ordre a été donné directement au bureau central de la société, en Suisse. L’employé a du immédiatement quitter le lieu de travail et aucune raison n’a été donnée en forme écrite.
Le licenciement est survenu juste après la publication dans la presse de plusieurs articles sur l’activité sociale du travailleur licencié. Étant donné le manque de raisons convaincantes du licenciement, il apparaît que cette décision était liée à l’activité au sein de la ZSP.
Notre compagnon lutte non seulement pour retrouver son ancien poste de travail, mais aussi pour la reconnaissance de son statut en tant que travailleur et le paiement de toutes les cotisations qui lui sont dues. Le travail sans contrat de travail fixe est une pratique quotidienne à Roche Pologne. Le travailleur licencié aurait été dû être le dernier embauché avec un contrat permanent par la société.
Roche emploie un bon nombre de travailleurs sur contrats à court terme, et un nombre aussi important de travailleurs qui ne possèdent pas des liens formels avec la société, par exemple étant des auto-enterpreneurs factices. Les travailleurs fondent leurs propres entreprises et facturent Roche à travers des intermédiaires externes. Tout cela sert Roche pour éviter de payer les congés payés, congés de maladie, de maternité, ainsi que la sécurité sociale et indemnités de licenciement.
En même temps, dans les années 2010-2011, Roche a reçu des subventions généreuses de la part du gouvernement polonais à fin de « créer des postes de travail ».
L’Union des Syndicalistes de Pologne annonce la lutte pour la réintégration de l’employé licencié et la reconnaissance de son statut d’employé, ainsi qu’une campagne d’information destinée au public et aux employés, concernant les droits des travailleurs qui se trouvent dans ces circonstances. Bien que l’emploi informel est un problème énorme en Pologne, les syndicats ne s’occupent pas du problème de l’auto-entreprenariat factice, bien que cette catégorie d’employés est discriminée de beaucoup de façons.
La Pologne est un leader parmi les pays de l’Union Européenne en ce qui concerne le nombre de personnes employées sur contrats dits « de poubelle ». Un gain de 40% a été constaté en 2011 dans le nombre d’embauchés par les agences de travail temporaire. Le pourcentage des employés à moins de 30 ans qui sont employés sur des contrats fixes atteint à peine 20%. Et les statistiques ci dessus ne comprennent même pas les auto-entrepreneurs factices, qui comptent en tant que « entreprises » . Il est estimé, que le nombre « d’entrepreneurs » en Pologne est le plus élevé en Europe.
Nous exigeons que cette situation injuste imposé au compagnon polonais soit annulé, et nous publierons toute information necessaire dénonçant les pratiques d’exploitation en usage dans l’entreprise Roche, ceci jusqu’à ce que justice soit faite.

soutien roche

Pourquoi celui qui livre la pizza n’en récupère que les miettes ?

A les écouter, la conjoncture économique ne serait pas profitable aux entreprises… Pourtant, nombreuses sont celles dont les bénéfices et les salaires des dirigeants ne connaissent pas la crise et qui prétextent malgré tout de difficultés pour licencier à tout va.

En Australie, Domino’s pizza a décidé de réduire de 19 % le salaire de ses livreurs. Ces derniers ont appris la décision et son application immédiate du jour au lendemain, par voie d’affichage. Olive sur la pizza, ils ont aussi découvert que le syndicat de la boîte avait validé cette évolution, sans prévenir les salariés.

Domino’s pizza n’est pourtant pas dans une situation financière délicate et, même si c’était le cas, ses salariés ne devraient pas en subir les conséquences. Cette baisse de salaire est le moyen simple que ses dirigeants ont trouvé pour augmenter encore les bénéfices.

Les livreurs ne vont pas en rester là et ont pour cela monté leur propre syndicat, dans lequel eux seuls décident et agissent selon leurs intérêts. Les amis australiens de notre association internationale appellent tous leurs soutiens dans le monde pour qu’ils manifestent leur solidarité vis à vis des livreurs en lutte, ce samedi 15 septembre.

Parce que ce qui se passe en Australie nous concerne aussi, car ce que Domino’s pizza fait à l’autre bout de la planète peut aussi nous arriver.

Parce que nous croyons en la solidarité internationale et que nous pensons que la meilleure façon de se défendre, c’est collectivement et sans intermédiaire.

Parce que nous ne voulons pas passer notre vie à engraisser les patrons, payer pour leurs erreurs et parce qu’on peut se passer d’eux.

mouvement de solidarité internationale avec les travailleurs de Domino’s pizza en Australie http://asf-iwa.org.au/

Pour quoi voter ? Pourquoi ne pas voter ?

elire rend libre

election piege a con !

Tous les cinq ans la farce recommence, et les figures changent peu. Dans le rôle du principal bonimenteur, Sarkozy récite la litanie de son changement personnel, de sa prise de conscience, quitte à désavouer une nouvelle fois, en apparence, sa propre politique.

Baguenaudant dans des perspectives idéologiques similaires, Le Pen, aidée des médias complaisants, est devenue « Marine », un personnage fréquentable que la proximité et la complicité faussement implicite permettrait d’appeler par son prénom. Et dans le role d’opposant, Mélenchon en bon tribun, réjouit ou exaspère par son verbe acéré et ses coups d’éclat, rejouant un populisme de gauche.

Quelques soient les costumes dont ils se parent, quelques soient les accessoires dont ils usent, tous les candidats à l’élection présidentielle restent les portes paroles de groupes sociaux dont les intérêts économiques sont identiques : par delà les antagonismes affichés, les affaires continuent de tourner en coulisses.

Le spectacle est bon, il est bien réglé, et pourrait être divertissant s’il était sans conséquence. Mais le grotesque masque l’abject. Cette énième crise systémique du capitalisme, s’ajoutant à une politique gouvernementale des caisses vides, met à nu l’aliénation que constitue le travail salarié lorsqu’il n’est plus transfiguré par les maigres consolations des « acquis sociaux » (retraites, aides et sécurité sociales). Sans plus aucune retenue la classe dominante étale son mépris des masses laborieuses et se vautre dans les scandales, alors que les travailleurs, maintenus et muselés par des lois de plus en plus liberticides, ne semblent avoir qu’une solution : voter, se taire, et subir.

Si la proclamation du suffrage universel masculin (1848) accompagne l’entrée du mouvement ouvrier dans la politique, elle signe paradoxalement la fin des illusions des branches révolutionnaires de ce mouvement : le vote désignant comme tout premier président de la République, Louis Napoléon Bonaparte, champion de la bourgeoisie conservatrice, les élections ne mèneront à aucune avancée pour les travailleurs.

Depuis, le parlementarisme n’a été que l’affaire des classes aisées : le principe de compétition électorale, la professionnalisation à outrance de l’activité politique concourent à la perpétuation de cette domination. Le cumul dans le temps et le cumul des mandats, qui permettent la concentration de pouvoir personnel, les avantages auxquels donnent droit le métier d’« élu », et la forme même du mandat représentatif (opposé au mandat impératif) rendent vaine toute volonté de changement par l’action électorale.

Aussi plutôt que de légitimer une nouvelle fois un système basé sur la reproduction des inégalités, il est vital, pour les travailleurs, de décapiter le capitalisme, dépassant la molle indignation servile, et d’oeuvrer par l’action directe pour la réalisation d’une société libre reposant sur la distribution de toutes les richesses produites selon les besoins, dans le cadre autogestionnaire d’une démocratie directe.

 

Sans électeurs, pas d’élus.

Puisque l’élection légitime la dépossession de la souveraineté, soyez responsables, luttez !

Puisque personne ne travaille pour toi, que personne ne décide pour toi

CNT-AIT : qui sommes-nous ?

La Confédération Nationale du Travail (créée à Paris en 1946) est la section française de l’Association Internationale des Travailleurs fondée en 1922-23, en opposition aux Internationales dites d’Amsterdam (réformiste) et de Moscou (bolchevique).
La CNT-AIT est une organisation se référant à l’anarchosyndicalisme qui trouve son origine dans le mouvement ouvrier révolutionnaire et son affirmation de la lutte des classes (l’antagonisme irréconciliable entre le Travail et le Capital).

Dans sa théorie et sa pratique, l’anarchosyndicalisme se veut globaliste ; il pose comme principe directeur l’interaction et l’interpénétration entre eux des phénomènes économiques, politiques et sociaux. Ces phénomènes sont liés et ne résultent que de la seule praxis des hommes et des femmes qui font l’Histoire.

L’anarchosyndicalisme est anti-étatique car la fonction de l’État est de maintenir la domination d’une classe sociale sur une autre classe, actuellement celle des nantis (bourgeois, capitalistes, rentiers, patrons, bureaucrates et technocrates…) sur la classe des exploités ; a contrario les zélateurs de l’État pensent qu’il est la garantie suprême de l’intérêt général, il serait même indépassable.
L’État est par nature coercitif et dispose d’appareils répressifs (justice, police, armée) et idéologiques (partis politiques, syndicats-réformistes, médias, école, organismes culturels et sportifs…), tous ces appareils nous encadrent du berceau à la tombe : « la vie est un enjeu politique » (biopolitique). L’État est devenu hypertrophié et il n’a guère besoin pour le moment de recourir à une violence physique massive, vue la soumission à son ordre.

L’anarchosyndicalisme est anti-parlementariste (Sénat, Assemblée Nationale, collectivités territoriales, comités d’entreprises et autres organismes) et prétend que le fondement d’une véritable démocratie ne saurait être ni la délégation de pouvoir, ni l’artifice du vote majoritaire.
D’autre part, le parlementarisme et sa machinerie institutionnelle sont également le lieu de la collaboration de classe : être soit-disant un “partenaire” du dialogue social auprès des nantis.
Cette machinerie institutionnelle possède la capacité de se détacher et de s’autonomiser du reste de la société, en se pérennisant par un recrutement dans les hautes écoles, contribuant par là-même au népotisme – cette machinerie institutionnelle glorifie la domination avec l’alibi de sa légitimité.

L’anarchosyndicalisme est anti-capitaliste. Dans le mode de production capitaliste, nous sommes réduit à l’état de marchandise et subissons l’exploitation : nous sommes obligés de vendre notre force de travail pour assurer la satisfaction de nos besoins fondamentaux.
En effet, les capitalistes, détenant les moyens de production, tirent de notre travail (non rémunéré ou « surtravail ») la plus-value, dont la finalité est de valoriser le capital et d’accroitre le profit, le capital s’accumulant toujours au détriment de la classe des exploités : la contrepartie est chômage, précarité, maladies, misère, famine, guerre, désastres économiques et écologiques…
Certes, les capitalistes octroient des miettes pour que nous nous abrutissions dans le divertissement (le spectacle, si l’on préfère) et l’opium de la consommation à crédit (soupape ayant permis de maintenir le système jusqu’à ce jour).

L’anarchosyndicalisme vise l’abolition de l’État, du parlementarisme et du capitalisme pour leur substituer une société des égaux où le triomphe du « communisme libre » (rien à voir avec le fascisme rouge de l’URSS et son capitalisme d’État).
Au nom de la justice sociale, le communisme libre repose sur cette théorie de la répartition égalitaire de toutes les richesses produites pour les besoins de la communauté, dans le cadre d’une démocratie directe.

L’anarchosyndicalisme défend la mise en place des « conseils », dont l’idée émane de la Première Internationale notamment de son aile bakouniniste (et fut mise en pratique pendant le soulèvement parisien de 1871) : ils seraient les organes d’une fédération des communes libres et autonomes à une échelle mondiale.

Par conséquent, l’anarchosyndicalisme rejette toutes les frontières politiques et nationales arbitrairement fixées des États-nations : il affirme l’universalisme libertaire. L’anarchosyndicalisme se défie des luttes de libération nationale et régionale, n’y voyant que le champ clos des rivalités entre les nantis qui s’affrontent pour assurer l’expansion de leur privilèges respectifs. Les nationalismes ne font qu’illustrer les contradictions dans lesquelles sont confrontés les nantis. En même temps, nationalisme et régionalisme servent d’arme pour annihiler la conscience des intérêts de classe des exploité-e-s et des opprimé-e-s.

Pour lutter, l’anarchosyndicalisme promeut au quotidien l’action directe : c’est-à-dire agir par et pour soi-même, « sans Dieu, ni Maître ». L’action directe est donc l’acquisition d’une éducation pour acquérir son autonomie. L’action directe forge une trempe d’hommes et de femmes sachant défendre leurs intérêts de classe.
Ces hommes et ces femmes structurent « la résistance populaire autonome », comme phase dynamique d’une grève générale pouvant établir le communisme libre.

« Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. » (Buenaventura Durruti)